Qui sommes-nous ?

Contrepoing est une association d’autodéfense féministe pour femmes, filles et LGBTQIA+ selon autodéfinition. Elle œuvre pour l’élimination des violences et l’autonomisation des personnes minorisées dans les Hauts-de-France.

Qu’est ce que l’autodéfense féministe ?

Les violences basées sur le genre prennent différentes formes. Elles peuvent avoir lieu dans la famille, au travail, dans l’espace public… L’autodéfense féministe est une méthode qui vise à transmettre des outils pour prévenir les agressions avant qu’elles n’adviennent. Les stages ont plusieurs objectifs : accroître l’autonomie et la liberté des femmes et des personnes minorisées par leur genre ; briser les stéréotypes sur la violence ; redonner confiance en notre capacité à agir ; poser ses limites ; apprendre des gestes simples et efficaces pour se défendre physiquement ou encore d’expérimenter sa force.

Une pratique adaptée aux situations

L’autodéfense féministe comprend quatre aspects : émotionnelle, mentale, verbale et physique. Les participant·e·s apprennent à identifier des situations potentiellement dangereuses et à les faire cesser avant qu’elles ne dégénèrent. En fonction des contextes, différentes émotions peuvent être ressenties. Elles permettent de poser clairement ses limites et d’empêcher qu’une agression verbale évolue vers une agression physique ou sexuelle. L’autodéfense physique est accessible à tou·te·s, sans condition physique requise. Il s’appuie en partie sur l’expérience des participant·e·s.

Notre méthode

Un stage de base se déroule sur 12 heures de formation, le plus souvent, sur deux jours.

Un cadre de bienveillance est posé au début de chaque stage, il comprend quatre points : le respect de soi, des autres, la confidentialité et l’anonymat, la sécurité.

Le stage est organisé selon des méthodes d’éducation populaire, ludique et co-construite. Ainsi, le vécu individuel et collectif est valorisé, sans être une injonction au dévoilement de son histoire. Il y a une alternance entre des temps de construction collective du savoir, de transmission de connaissance sur les violences et exercices de mise en pratique par petits
groupes. Il y a une sorte de progression tout au long du stage.

Il commence par un temps généraliste sur les stratégies de prévention des violences dans l’espace public pour aller de plus en plus précisément sur la question des violences interindividuelles dans l’espace privé et domestique.

Ainsi, il est plus facile d’amener une déconstruction des stéréotypes sur les violences faites aux femmes et aux minorités. En partant du lieu commun selon lequel les espaces insécurisants sont les plus dangereux (comme un parking sombre, ou une ruelle mal éclairée), nous parvenons, en douceur à amener la problématique des violences faites par des proches et la violence conjugale.